Confrérie : Association de laïcs fondée sur des principes religieux ou philosophiques.
Canton : Division de l’écu.
Les Assemblées sont des Chapitres.
Tous les membres ayant une charge forment la Chancellerie.
Dignitaires : Ils sont 5 et composent le Chevron d’hermine :
- Le Grand Maître responsable de la Confrérie
- un Chancelier chargé du secrétariat (Secrétaire)
- un Gouverneur chargé des finances (Trésorier)
- un Consul chargé de régler les problèmes rencontrés avec l’extérieur.
Ilest de plus responsable de la communication.
- un Chambellan chargé des relations avec les Oeuvriers du Malt dans un but promotionnel et de sponsoring.
Connétables : ils sont 3 à la tête de chaque Canton :
- un Bâtonnier, Maître de cérémonie, chargé d’officier le rituel,
- un Sénéchal chargé d’organiser le rituel et de régler les conflits internes.
- un Procureur chargé de faire appliquer matériellement le rituel.
Oeuvrier du Malt : Brasseurs et Distillateurs.
Bachelier de l’Epi : le mot bachelier est employé comme synonyme de chevalier.
Chevalier : tous les membres sont des Chevaliers, les membres honoraires sont Chevaliers Honoraires.
L’impétrant, celui qui souhaite être intronisé dans la Confrérie se nomme Téteur (c.à.d celui qui tète, qui est nourri par une outre maternelle, celui qui ne peut prendre encore le flacon lui-même.
Il est introduit (dans l’assemblée) par un parrain : le « Maillot ». Le Maillot s’il n’est pas de bonne trempe ne peut être Maillot, donc il est logiquement toujours bien trempé.
Ou une marraine : la « Maillotte » (ces deux noms viennent de maillon, l’élément indispensable à la chaîne).
Le Fillot prononcé fillotte est le filleul, le fils spirituel du Maillot ou de la Maillotte.
La Fillotte est la filleule.
Le Passant est le membre qui fait un pas de Girronde.
La cérémonie d’intronisation pour les Téteurs se dit « la Nourrissaye »,[ car le Téteur à soif (de connaissances) et la Nourissaye se trouve être le lieux exact où ses petites lèvres pourront s’unirent aux mamelles dispendieuses et généreuses que sont les obligations de la Confrérie].
Obligations : Ethique, statuts, règlements et serments de la Confrérie.
La Girronde : Ce mot vient de giration et de ronde c’est pour cette raison qu’il contient deux R.
Explication du mot : La Confrérie est construite comme son blason, elle est composée de trois tiers nommés les Cantons,plus un chevron brochant sur le tout c’est à dire dominant l’ensemble.
Lorsqu’un un Téteur entre dans la Confrérie, il y arrive par le Canton dextre celui de l’Epi. Ceci est le premier pas de Girronde. Trois ans plus tard, si une place s’est libérée à senestre et si c’est son vœu, le Chevalier de l’Epi demande à être reçu dans le Canton des Mages d’Athanor. Ceci est le deuxième pas de Girronde. Au bout de trois ans, si c’est son vœu, et lorsqu’une place est libre, le Mage exprime sa volonté de rejoindre le Canton des Hérauts. Ceci est le troisième pas de Girronde. Ainsi de suite jusqu’à ce que Mort s’en suive puisque le trépas (les trois pas) aura été accompli…
Bien sûr, avoir rempli les trois fonctions de Connétable dans chaque Canton,
représente le summum et le membre doit être honoré commeSommité.
Faire un pas de Girronde c’est passerdans un autre Canton.
Danser la Girronde c’est donc accomplir la conquête du blason.
Avoir dansé la Girronde c’est avoir accompli cette conquête,c’est avoir obtenu la connaissance des trois Cantons, c’est avoir percé les mystères de la matière, de la transformation et de l’esprit. Le membre est alors reconnu comme « VénérableTrépassé »
Les trois Connétables de chaque Canton sont élus pour 1an non renouvelable par les membres de leur Canton. Ce qui permet à tout un chacun de faire son tour de blason, d’accomplir sa Grande Troménie, de savoir danser la Girronde.
La vêture se nomme la « Ganse » pour les consœurs ou la « Braiguette » pour les Confrères.
Le nouveau reçut est dit : « Novicieux »( vient de nouveau et cieux, nouveau dans nos cieux. De plus le Novicieux n’est pas encore au fait du vice de ses aînés soit : No- vicieux).
Le « silène » est le flacon pouvant contenir le trésor des Confrères dénommé ailleurs « flasque ». A savoir que ce flasque même vide n’est pas mou.
« Lipper » c’est boire autrement que dans le creux de la main.
« lipper un silène » c’est boire avant que d’avoir soif et ce, rituellement.
Aucune libation ne peut se faire sans qu’une « Santé » en l’honneur d’un héros ,d'un "st Patron " ne soit énoncée
Chaque Santé est suivie par le motduCanton :
Hic bibiturem ! Pour les Bacheliers de l’Epi en l’ honneur de Pantagruel
Hic bibiturum ! Pour les Mages d’Athanor en l’ honneur de Gargantua
Hic bibitur ! Pour les Hérauts du Chai. En l’honneur de Gargamelle.
Ataw ! auquel toute la Confrérie répond : "ul lip-e-baw"
Une Goulaye : Un verre
Goulayer : Lipper avec un verre.
Honorer l’estamine : Aller à la buvette, au bar etc.
Gobelaiter :Boire dans un gobelait.
Engamer : Avaler d’un trait un liquide sans avoir laissé le temps au palais d’apprécier le produit. Ceci est contraire à notre éthique et naturellement entre dans la liste des vices.
Humer la tulipe : Taster avec élégance un pur malt dans la goulaye adéquat et recommandé depuis la nuit des temps par les Grands Maîtres.
Caresser la luette : Faire tourner la dive bouesson autour du palais.
Boucaner la baveuse(se) : S’estropier la langue avec un mauvais breuvage.
Patente : Certificat de la Confrérie prouvant que le membre fut bien introduit, c’est à dire avec apparat et profondeur.
Enumération non exhaustive des vices dont les Novicieux doivent se protéger
Engamer : Voir plus haut.
Un Malibu : Lippée absorbée sans le silène, la goulaye ou le gobelait, soit directement à la chopine.
Le Dis hic : L’oubli du pourquoi on lippe, symptôme de l’alcoolésie.
L’alcoolésie : Maladie incurable dût le plus souvent à l’amnésie. Les symptômes sont les mains tremblantes, l'œil jaune, la langue chargée dès l’aube. Quelques fois
Le malade est reconnu à sa trogne et à la dilatation de son foie. Près de la mer son teint basané tire vers le violet et comme les insectes venimeux se font reconnaître par une livrées de couleur vive, le novicieux pourra par ce phénomène épidermique s’écarter du chemin du malade sans craindre l’infection.
La Vertigoche : Outrage à la verticalité. Dit aussi « Tanguy tangua » dans le pays des Têtrèdes (au sud de la Motte Beuvron).
L’Engoulade : Cul sec ; lorsqu’une lippée n’a pas pris le temps de chatouiller les papilles, ce qui revient à ne pas avoir pris conscience du régal breuvage, c’est un outrage à notre éthique.
L’Arpagite : Avoir le tronc vide et attendre qu’un frère se fende.
La Pissechaude : C’est une ignominie du plus haut degré car nul n’a le droit de pisser sur les chausses d’un frère.